Après une longue carrière au haut niveau, Frédéric Piquionne a raccroché les crampons en janvier 2016. A 38 ans, l’ancien attaquant international français (1 sélection) passe ses diplômes pour devenir entraîneur et a intégré à cet effet le staff des U17 Nationaux.

En 1995, alors âgé de 17 ans, Frédéric Piquionne rejoint le Paris FC où il évoluera durant 3 saisons : « Je suis arrivé en moins de 17 ans en passant une détection. J’ai ainsi joué en District, en DH avec notamment Nicolas Douchez, puis en senior DH lors de ma 3ème année ». L’attaquant né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) choisit ensuite de rejoindre la Martinique avant d’être repéré par le Nîmes Olympique. Le début d’une longue carrière qui le mènera dans différents clubs : le Stade Rennais, l’AS Saint-Etienne, l’AS Monaco, l’Olympique Lyonnais, Portsmouth, West Ham, Doncaster, Portland (MLS), Créteil ou encore Mombai City (Inde).

« Un bon joueur ne fait forcément pas un bon entraîneur »

Aujourd’hui consultant au sein du groupe Canal+, Frédéric Piquionne passe en parallèle ses diplômes pour devenir entraîneur : « Dans le cadre de mon Brevet d’Entraîneur de Football (BEF), j’ai choisi de réaliser mon stage au Paris FC. C’est le club qui m’a permis de pouvoir évoluer à un très bon niveau lorsque j’étais jeune et j’en garde de bons souvenirs ». Tout au long de la saison, l’attaquant qui totalise 55 buts en Ligue 1 (237 matchs) intervient 3 à 4 reprises au cours de la semaine au sein du staff des U17 Nationaux coachés par Mathieu Lacan. « Mon rôle est bien défini, je suis là pour apprendre. Avec Mathieu, on échange beaucoup et j’essaye d’appliquer ce que j’apprends en formation. Mis à part mon expérience de joueur, je n’ai pas grand chose à apporter. Je veux apprendre », explique-t-il. Ainsi, c’est avec une grande volonté que Frédéric rejoint les terrains du stade Déjerine chaque semaine. « Normalement, avec mon statut acquis avec mes sélections en Equipe de France, j’aurai pu me présenter directement au DES. Mais j’ai d’abord voulu passer mon BEF pour apprendre les fondamentaux. C’est essentiel pour moi car on ne peut pas tout savoir même si on a été joueur de haut niveau. Un bon joueur ne fait pas forcément un bon entraîneur. Il y a des rouages, des choses à apprendre pour que l’on soit le plus complet possible et je n’ai pas voulu sauter cette étape », ajoute-t-il.

Frédéric Piquionne (gauche), Paul Xavier (centre) et Mathieu Lacan (droite)

« Plutôt entraîneur des attaquants »

Le chemin pour devenir entraîneur est parfois tout tracé chez certains joueurs. Pour Frédéric Piquionne, cela n’était pas aussi évident. « J’ai pensé à ma reconversion seulement lors de mes dernières années. Je ne savais pas trop si je voulais faire entraîneur. Et puis j’ai eu une opportunité d’intégrer le staff de Laurent Roussey à Créteil pour quelques mois », déclare-t-il. Cette première expérience, en tant qu’entraîneur des attaquants, lui donne des idées pour la suite : « Je m’imagine plutôt entraîneur des attaquants que coach principal. Selon moi, ce poste deviendra de plus en plus présent dans les staffs, comme au rugby actuellement où il y a plusieurs entraîneurs spécifiques ».

Fort de sa longue carrière, Frédéric Piquionne a connu différents coachs. Des expériences qui vont l’aider à se façonner : « Christian Gourcuff m’a marqué pour son côté formateur. Totalement à l’opposé, j’ai connu Vahid Halilhodzic qui était davantage directif avec une obligation de résultats. Entre les deux, j’ai aussi eu Elie Baup, Ricardo ou encore Ivan Hašek ». Membre du comité directeur du CIF (Club des Internationaux de France) et joueur du Variétés Club de France, Frédéric échange régulièrement avec des joueurs ou entraîneurs : « J’ai par exemple de nombreux contacts avec la génération 84 de l’Equipe de France comme Manu Amoros ou Jean Tigana, et on échange régulièrement, cela est enrichissant ». Joueur en Ligue 1 mais aussi en Premier League, MLS et Indian Super League, l’ancien attaquant puisera dans ses expériences pour son futur. « J’ai découvert différentes cultures. Si un jour je deviens coach principal, je pense que je ne ferai pas de mise au vert à domicile car je sais que ce n’est pas ça qui va faire gagner un match. J’ai aussi apprécié que le mercredi soit un jour off en Angleterre. Ce sont des idées que j’ai, il faudra en débattre », raconte-t-il.

Nous souhaitons à Frédéric un bon apprentissage et nous le remercions de transmettre son expérience aux jeunes parisiens.

Sponsors