Réginald Ray : « Garder notre efficacité »

Réginald Ray : « Garder notre efficacité »

A la veille d’affronter le SAS Epinal, Réginald Ray s’est présenté devant les médias.

Vous restez sur un gros match contre Châteauroux (victoire 5-0).

Oui, surtout un match où l’on a été efficace. On a tiré 8 fois au but, on a cadré 7 fois et marqué 5 fois. On a beaucoup cadré, c’est une bonne chose. L’avant dernier match, contre Chambly, on avait tiré au moins deux fois plus (2-0). On a été très efficace et c’est important de garder ça. On a aussi été efficace sur coup de pied arrêté et c’est un bon point. On a encore une fois dégagé une grosse force collective, il faut continuer à le faire. L’exemple est le premier rideau des 4 offensifs qui ont travaillé pour l’équipe et cela ne les a pas empêché de marquer et de faire marquer.

Ce sera peut-être différent contre Épinal avec une équipe qui offrira moins d’espace.

Épinal est aussi une équipe qui a gagné 5-0 à Châteauroux. Sur leur 3 victoires, c’était à chaque fois à l’extérieur, contre Châteauroux, Dunkerque et Sedan. Ils ont aussi été faire match nul à Concarneau. C’est une équipe beaucoup plus à l’aise à l’extérieur qu’à domicile, qui lutte pour sa survie. Il faut se préparer à cela et l’aborder avec le même état d’esprit qu’à Châteauroux.

On a noté le retour de Jonathan Nanizayamo et Aristote Madiani sur les derniers matchs…

Je compte sur les joueurs qui sont performants. Rien n’est figé. C’est mon discours permanent. Sur une période donnée, il y a des joueurs que je jugent moins performants, donc forcément ils ont beaucoup moins de temps de jeu. Mais après, c’est à eux de donner tord à l’entraîneur, que ce soit avec les matchs en réserve ou aux entraînements, et mettre le doute dans la tête de l’entraîneur. C’est ce qui s’est passé avec ces deux joueurs. Ils ont su saisir leur chance, maintenant à eux de continuer et ne pas s’arrêter à ça. Alors, bien sûr que l’on tient toujours compte du passé, mais ce qui est important, c’est ce qui arrive. Pour moi, la porte n’est jamais fermée car je sais qu’il n’y a jamais rien de figé. Des fois, certaines situations peuvent servir de déclic pour un joueur.

Jonanthan Nanizaymo n’était pas à 100% lors de son arrivée et il est bien mieux aujourd’hui.

Oui, il est arrivé blessé. Il a fallu petit à petit l’intégrer tout en continuant à le préparer. Il a eu une période de doute, avec aussi peut-être un creux athlétique. Nani est quelqu’un qui n’a pas forcément enchaîné des saisons sur la durée. Il a eu quelques pépins, et je pense que maintenant, il est prêt physiquement, en tout cas, pour enchaîner et aller au combat. Et son jeu, au-delà de la finition, est plus efficace. D’autres joueurs sur les postes offensifs sont mieux donc il en bénéficie aussi.

Vous profitez aussi de la bonne forme de Saifeddine Alami Bazza.

Oui bien sûr. Saifeddine n’était pas prêt en arrivant. Il fallait qu’il découvre un championnat particulier, exigeant. Quand il a commencé à être bien, il s’est blessé au pied et fut arrêté un mois. Et lorsqu’il est revenu, il avait rechuté. Maintenant, il est prêt ! Il faut désormais que les joueurs en forme continuent sur leur lancée et qu’ils ne relâchent pas, et que d’autres qui sont un peu moins bien, remontent dans le train qui avance.

Paris FC – Epinal : Le groupe parisien

Paris FC – Epinal : Le groupe parisien

Pour la réception du SAS Epinal, ce vendredi dans le cadre de la 26e journée de National au stade Charléty (20h00), Réginald Ray a retenu un groupe de 16 joueurs.

Gardiens : Demarconnay, Aupic

Défenseurs : Marie, Mary, Bong, Lybohy, Bakayoko

Milieux de terrain : Gbessi, Ech-Chergui, Massouema, Martin, Madiani, Alami Bazza, Nomenjanahary

Attaquants : Ribelin, Nanizayamo

Eden Massouema : « J’ai eu peur de devoir arrêter le football »

Eden Massouema : « J’ai eu peur de devoir arrêter le football »

Son histoire est poignante. Après avoir grandi à Aulnay-sous-Bois, Eden Massouema n’a pas eu son chemin tout tracé. Le jeune milieu de terrain (19 ans) a dû surmonter de douloureuses épreuves, comme le décès de son frère, pour aujourd’hui s’imposer dans l’équipe de Réginald Ray. Arrivé en juillet 2015, Eden Massouema se confie longuement sur l’importance de l’Academy dans sa formation, son changement d’état d’esprit après un drame familial, sa progression au fil de la saison, et son amour pour le football. Entretien.

Tu viens du quartier des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois, quelle importance accordes-tu à ce quartier ?

C’est toute ma vie ! Malgré le fait que j’ai récemment déménagé, j’y vais souvent car c’est mon quartier. Là-bas, il y a tous mes amis d’enfance.

Tu es arrivé au Paris FC en U19 deuxième année en provenance de Drancy. Te souviens-tu de tes débuts ?

Ça a mal débuté ! Le premier jour je ne suis pas venu, et je suis arrivé en retard le second ! Dans ma tête, je n’étais pas conditionné à cela. Je n’étais pas habitué à m’entraîner tous les jours et cela a pris du temps. Il fallait ce petit temps d’adaptation. Lorsque l’école a repris en septembre, le cadre m’a beaucoup aidé à prendre le rythme et je n’avais ensuite plus de souci.

Qu’espérais-tu en venant au Paris FC ?

Comme tout jeune, j’avais l’objectif d’atteindre l’équipe première, y jouer, être performant et s’y imposer.

En septembre 2015, vous affrontez l’Olympique Lyonnais et vous remportez le match (0-1)…

Oui, c’est un match magnifique ! Au stade Déjerine dans une bonne ambiance… C’est là que ma saison a débuté.

Est-ce que c’est à ce moment que tu as pris conscience de tes qualités ?

Exactement. Je me suis dit qu’ils avaient deux jambes, deux mains et deux yeux comme moi, et que si je travaillais je n’avais rien à leur envier.

Tu as suivi des études au sein de l’Academy. Que retiens-tu de l’Academy ?

Monsieur Bonnet (responsable pédagogique de l’Academy) ! (rires) Franchement, il n’y a pas eu de négatif mis à part que j’ai dû m’arrêter au bout d’un an car c’était compliqué de concilier le football et les études. J’ai rencontré de bonnes personnes, de bons professeurs, et franchement, j’en garde de bons souvenirs. L’Academy m’a apporté plein de choses. Le cadre imposé et le respect des règles m’ont permis de réussir sur le terrain. Cela m’a fait grandir et m’a empêché de m’éparpiller.

« J’ai une source de motivation supplémentaire »

En février 2016, ton grand frère Laurent (23 ans) décède d’une crise cardiaque, un drame qui t’a bouleversé. Comment as-tu vécu cette période ?

Très mal mais aussi très bien. J’ai vraiment vu que j’avais du monde qui m’aimait autour de moi. Que ce soit mes proches, le coach Mathieu Lacan, Patrick Mboma (entraîneur adjoint), Paul Xavier (préparateur physique), mes coéquipiers de l’époque, l’ensemble du club finalement. Franchement, ils m’ont soutenu et cela m’a rendu plus fort. (Il marque une pause.) Le soutien était incroyable, je leur en suis vraiment reconnaissant. Cela fait partie de la vie et, grâce à mes proches et ma famille, j’ai réussi à surmonter cela.

Mathieu Lacan a souhaité que tu passes une batterie de tests (son père est greffé du cœur et un problème héréditaire a été cherché). As-tu eu peur de devoir arrêter le football ?

J’avais peur mais je n’étais pas vraiment conscient que je pouvais vraiment arrêter le football. C’est le jour où j’ai passé le premier examen que j’ai vraiment réalisé. (Il marque une pause.) Jouer au foot c’est mon rêve…

Est-ce que cela t’a changé mentalement ?

Cette épreuve m’a fait mûrir, prendre conscience de plein de choses, et me rend plus responsable. J’ai changé mon état d’esprit. Maintenant, j’ai une source de motivation supplémentaire.

Vis-tu désormais au jour le jour en te disant : je ne veux rien regretter ?

Exactement. Je donne tout et je verrai où cela me mènera. Je ne veux pas avoir de regrets.

Peut-on dire que tu joues pour ton frère ?

Je joue pour mon frère, pour moi, pour ma famille et tous mes proches.

Penses-tu à lui avant les matchs ?

Oui. Je fais une petite prière pour lui avant chaque match.

Y a-t-il une signification à ton numéro 21 ?

Ah oui, ça, les personnes de mon quartier d’Aulnay-sous-Bois savent ce que cela veut dire ! En fait, le 1 c’est un i, et cela fait 2i car on le surnommait 2i.

« Je dois beaucoup au staff de l’Academy »

La fin de saison 2016 fut ensuite un peu compliquée pour toi…

Oui, j’ai repris… (Il se reprend.) Ce n’est pas que je n’avais plus de motivation mais j’étais encore bouleversé. Il fallait que je digère vraiment tout ça. Ma saison ne fut pas comme je l’aurais souhaité.

Comment as-tu réagi quand tu as appris que tu allais reprendre avec le groupe professionnel ?

J’étais content. Dans les entretiens de mi-saison, j’avais déclaré que j’espérais reprendre avec les pros. Ce fut chose faite, c’était une fierté mais je savais que ce n’était pas une finalité.

Quel rôle a joué Mathieu Lacan ?

Je sais que Mathieu Lacan a fait beaucoup pour nous. Mathieu Lacan est une personne importante pour moi, pour le club. Il m’a inculqué des valeurs que je n’avais pas forcément. C’est lui qui me les a apportées. Il est très formateur. Ses causeries… (Il cherche ses mots.) Il nous motivait vraiment ! C’est l’un de mes meilleurs coachs et je n’oublierai jamais.

Comment as-tu préparé cette reprise ?

(Il sourit.) Avec Paul Xavier ! Ah, lui et moi c’est particulier. Franchement, c’est vraiment une personne que j’apprécie beaucoup. J’aurais pu partir en vacances mais Mathieu Lacan et Paul Xavier m’ont dit : « tu restes ici et tu vas travailler ! » On allait à Déjerine pendant 2-3 semaines, et il me faisait travailler, travailler, travailler… tout ce que je n’aimais pas ! C’était difficile, mais cela m’a servi !

Eden Massouema et Paul Xavier

Au final, que dois-tu au staff de l’Academy par rapport à ta réussite ?

Ils y sont pour beaucoup dans ma réussite. Ils m’ont toujours accompagné. Et pas que moi, tous les jeunes ! Personnellement, ils m’ont toujours poussé et j’avais envie de leur rendre sur le terrain tout ce qu’il me donnait. Franchement, je leur dois beaucoup de choses car c’est aussi grâce à eux que je suis là.

Après avoir fait la préparation et pris part aux matchs amicaux, tu fais ta première apparition en toute fin de match contre le Red Star en Coupe de la Ligue le 9 août 2016 (1-1, 5tab3). Qu’est-ce que cela représentait pour toi ?

C’était la première à Charléty. Cela faisait bizarre car il y a quelques mois de ça, j’étais dans la tribune et je regardais les joueurs jouer. C’était une fierté. En plus, contre le Red Star, dans un derby, c’était kiffant !

Lors de la séance de tirs au but, tu ne te dégonfles pas et tu vas tirer !

Je me suis dit que je savais tirer les penaltys donc je pouvais y aller. Quand le coach a demandé qui voulait y aller, j’ai levé la main. Je suis quelqu’un qui a pris confiance en moi, je l’ai senti et je l’ai tiré.

Cela a montré une certaine force de caractère…

Ouais mais j’avais envie d’aider l’équipe !

Au début, tu n’évoluais pas forcément à ton poste de prédilection. Comment vivais-tu cela ?

A ce moment-là je savourais ! Même aujourd’hui, si le coach me met n’importe où sur le terrain, je jouerai ! Et franchement, sur le coup, je ne réfléchis même pas, j’y vais tête baissée et à fond pour l’équipe.

Le vendredi 19 août, le Paris FC se déplace à Sedan. Un match qui restera à jamais dans ta mémoire…

Oui c’est ma première titularisation en National !

« Je suis un gros consommateur de conseils »

Depuis plusieurs mois, tu as aussi franchi un cap sur le plan physique.

Ah oui ! Thomas Martin m’a chambré par rapport à ça. (Il rigole.) Quand je suis arrivé, j’étais très mince ! Mais Mathieu Lacan me faisait travailler avec Ibou (Cissé). Il nous avait mis un protocole spécifique ! C’est quelque chose d’important. J’ai pris quelques kilos de muscles depuis le début de saison.

As-tu été conseillé par des joueurs ?

Sur le terrain, JB (Pierazzi) me conseille beaucoup, il m’encourage tout le temps. Quand je rate un truc, il me dit : « allez c’est pas grave, la prochaine ! ». Mais il y en a plein d’autres ! Frédéric Bong aussi qui me crie dans les oreilles, mais je sais que c’est pour mon bien ! (Il sourit.) Ousmane Sidibé aussi, c’est un grand frère pour moi. Mais tous, franchement, tous les anciens encadrent les jeunes et cela se passe bien.

Tu as vécu quand même beaucoup de choses cette saison ! Imaginais-tu cela en début de saison ?

Non ! J’avais eu le coach de la CFA2, David Rémisse, qui me disait : « à t’entendre parler, on dirait que tu vas redescendre. Pour le moment, tu es avec les pros, donc vas-y à fond ! ». Je me disais au départ que j’étais là pour faire le nombre et que, forcément, j’allais redescendre à un moment ou à un autre. Mais j’ai fait mes preuves, le coach a aimé mon profil et m’a fait confiance.

Premier match en professionnel pour Eden Massouema face au Red Star en Coupe de la Ligue

Le coach Réginald Ray a-t-il eu un rôle important dans ta progression ?

Franchement oui. Je sais que ce n’est pas facile de lancer les jeunes. Il n’y a pas beaucoup de coachs qui le font. Il me conseille, il me crie dessus aussi mais cela fait partie du jeu. (Il sourit.) Il m’a aussi conseillé sur tout l’aspect extérieur du terrain. Il a eu une carrière de joueur et, avec son expérience, il me donne beaucoup de conseils. Et j’en suis un gros consommateur. J’écoute ce qu’il me dit et j’essaye de l’appliquer au mieux. Il m’a parlé de mes fréquentations, de l’hygiène de vie… J’ai pris conscience que mon corps est mon outil de travail.

Que dois-tu améliorer aujourd’hui dans ton jeu ?

Gérer les temps forts et les temps faibles. Et sur les temps faibles, il faut que je joue simple, ne pas porter la balle pour éviter de me fatiguer davantage. Prendre, donner, prendre, donner. (Il mime les gestes.)

L’efficacité est-il un domaine que tu dois aussi améliorer ?

Oui c’est vrai. Il faut que j’accompagne encore plus les actions, être conscient que moi aussi je peux marquer des buts. En fait, il faut que j’améliore mes tirs de loin, ma dernière passe… (Il cherche ses mots.) Il faut que je m’améliore sur plusieurs domaines pour avoir plusieurs cordes à mon arc. Il faut aussi que je sois plus efficace dans les zones de vérité, prendre les bonnes décisions.

Entre faire une passe décisive et marquer un but, que préfères-tu ?

Une passe décisive ! Le coach me dit parfois : « prend là pour toi un peu ! », mais je suis comme ça ! J’aime bien donner. Comme contre Chambly, j’aurais pu frapper mais j’ai préféré passer à Anthony (Ribelin) pour qu’il marque.

Mathieu Lacan a dit : « Il sait d’où il vient, il n’a jamais été dans le confort, il a eu des difficultés, il a réussi à les franchir ». Qu’en penses-tu ?

Il me connait ! C’est une personne qui me connait et il sait mieux que tout le monde au club tout ce que j’ai vraiment vécu. Il connait vraiment mon ressenti par rapport au décès de mon frère et cela n’a jamais été facile pour moi. Et ce n’est pas pour autant que je me suis relâché, au contraire.

Il a aussi déclaré que si jamais tu avais été dans un centre de formation, tu n’en serais peut-être pas là aujourd’hui.

Franchement ouais ! C’est pour ça que je me dis que je n’ai rien à envier à personne. En venant d’en bas, cela me rend plus fort. Je sais d’où je viens et je ne veux pas y retourner ! Je veux aller là-haut.

Tu es aussi un joueur qui aime être mis en confiance, qui aime être aimé…

(Il coupe.) C’est Paul Xavier qui a dit ça ! L’année dernière, c’était surtout Paul qui s’occupait un peu plus de moi car Mathieu était le coach. En fait, j’aime bien me sentir apprécié.

Est-ce un point que tu dois améliorer si jamais tu dois t’imposer de manière durable ?

Oui, il faut que je me dise que je suis un grand garçon. C’est une question de maturité. Il faut que je prenne moi-même les choses en main, que je fasse les choses sans que l’on me dise « Eden fais-ci, Eden fais-ça ».

« Je m’intéresse à mon sport »

Quel est ton rêve le plus fou ?

Jouer pour Liverpool !

D’où vient cet amour pour Liverpool ?

La finale de Ligue des Champions en 2005 à Istanbul (Mené 3-0, Liverpool s’impose face au Milan AC 3-3, 3tab2). J’étais encore jeune mais ça m’a marqué. Depuis, il y a eu des périodes difficiles mais j’ai toujours gardé ce lien.

Tu avais seulement 8 ans !

Ouais mais je m’en souviens parfaitement.

Y a-t-il un joueur qui t’a fait rêver ?

Steven Gerrard ! Après, moi, mon style de jeu se rapproche plus de Vieira. J’ai beaucoup regardé Patrick Vieira. Abou Diaby aussi.

Quand Steven Gerrard est venu au stade Déjerine… (A lire : Mamadou Sakho et Steven Gerrard à Déjerine)

(Il coupe.) Je n’étais pas encore au club. Malheureusement, je l’ai raté !

Tu regardes beaucoup des vidéos de football ?

Tout le temps ! Tout le temps…. On me dit que j’en fais trop parfois, mais c’est important. Franchement, en regardant une vidéo, on peut apprendre quelque chose. J’analyse les déplacements par exemple.

Ce sont des matchs que tu regardes ?

Oui, des matchs de joueurs qui ont mon profil.

Et le week-end, quels championnats regardes-tu ?

La Ligue 1 et la Ligue 2. Pas trop l’étranger, mis à part Liverpool !

Lors du quiz que l’on avait réalisé il y a quelques mois, tu as montré que tu avais une bonne culture footballistique. (A regarder : Le Grand Quiz du Paris FC n°1)

Ah oui mais moi, j’ai plein de livres de football chez moi ! Je m’intéresse à mon sport. C’est important de savoir ce qu’on fait et son histoire. Cela ne s’arrête pas au terrain et à jouer au foot. C’est un tout !

Comment abordes-tu les rencontres d’une manière générale ?

J’essaye d’être détendu mais pas trop. J’essaye de garder un juste milieu. Il faut se dire que l’on effectue le plus beau sport et le plus beau métier du monde ! Il faut en profiter.

On te voit aussi souvent heureux sur les terrains.

Il faut !

Notamment quand vous marquez…

(Il coupe.) Ah tout le temps ! J’explose quand on marque ! Je suis trop content ! (Il sourit.) Je vis intensément les matchs.

Devant ta télé, es-tu du genre à crier ?

Ah mais mes parents… (Il marque une pause.) Ils me disent : « arrêtes, tu vas déranger les voisins et tes petits frères » ! Moi le match, je le vis !

Eden Massouema vu par ses coachs

Réginald RAY

« Selon moi, c’est un milieu moderne. Il a la capacité de jouer à plusieurs postes au milieu de terrain, dans différents profils d’équipes et différentes structures tactiques. Il est capable de jouer aussi bien dans les petits espaces que de se projeter balle au pied et d’accompagner les attaques rapides. Les anglais appellent ça un « box to box ». Il a une capacité de course importante, d’accélération avec ou sans ballon. C’est un joueur qui a une énorme marge de progression, qui a un potentiel, pour moi, énorme. Il doit continuer à travailler pour franchir les paliers.

Pour valider le bon travail de formation qui est réalisé au Paris FC, quand un jeune est prêt, il n’y a aucune raison qu’il ne vienne pas avec les pros.

Il a vécu une première préparation avec les professionnels, ce n’est pas anodin ! On sentait un potentiel mais il fallait qu’il digère la préparation, le fait de s’entrainer avec les pros, de commencer à disputer quelques matchs en National. Je l’ai utilisé à différents postes car il a la capacité de s’adapter à plusieurs postes. Il a eu une petite phase plus difficile au moment où il a signé stagiaire, ce qui est normal, il fallait qu’il encaisse pas mal de choses nouvelles. Une fois cette phase passée, il est revenu tout naturellement dans le jeu et l’équipe. Il a enchainé les matchs et les bonnes performances, et il progresse.

Il a déjà réussi à surmonter de nombreuses épreuves personnelles et professionnelles. Et par rapport à tout ce qu’il a vécu de nouveau, il a montré qu’il avait beaucoup de caractère. Cela se rajoute à son potentiel, car son potentiel est aussi mental. Il doit désormais se retrouver plus souvent dans la boite, être plus lucide dans les avants dernières ou dernières passes, même s’il a fait deux passes décisives sur les deux derniers matchs. Il doit avoir la capacité de prendre sa chance à mi-distance et améliorer sa frappe de balle. »

Mathieu LACAN

« Nous avions repéré Eden lorsqu’il évoluait à Drancy. Il est arrivé en U19 deuxième année et il a intégré l’Academy. Je me souviens d’une préparation difficile car il n’avait pas l’habitude d’avoir un cadre bien rigoureux, et il fallait encaisser le rythme et la charge de travail de l’Academy. Il était au début souvent en retard, ou même des fois, il ne venait pas car il ne se levait pas… Je me souviens même de l’avoir exclu lorsqu’il est arrivé en retard à un match. Mais à partir de fin août, début septembre, avec la reprise des cours à l’Academy, c’est devenu plus stable.

En septembre, il avait réalisé un gros match contre l’Olympique Lyonnais et on avait vraiment vu un niveau intéressant. Mais on savait qu’il fallait le garder dans le cadre de l’Academy pour en faire quelque chose. Après s’être imposé en U19 Nationaux, il a connu le décès de son frère en février. Il a eu un passage à vide car on a voulu lui faire toute une série de tests : électrocardiogramme, IRM, échographie… tous les tests possibles car j’ai appris que son père était greffé du cœur et son frère décédé d’un arrêt cardiaque. Je n’ai voulu prendre aucun risque. Il a raté un bon mois et demi de compétition et a eu du mal à reprendre le fil de sa saison.

Il a ensuite intégré le groupe professionnel en début de saison. Il avait vraiment besoin d’un cadre plus costaud pour mettre en valeur son potentiel. »

Paris FC – Epinal : Présentation de la rencontre

Paris FC – Epinal : Présentation de la rencontre

Après sa belle et large victoire acquise à Châteauroux le week-end dernier (0-5), le Paris FC retrouve le stade Charléty (20h00) à l’occasion de la 26e journée de National. Il reçoit le SAS Epinal Football, 17e du classement, mais qui compte également le plus grand nombre de matches nuls (13).

Vendredi dernier, le Stade Athlétique Spinalien Football recevait le CS Sedan-Ardennes. L’un des matchs de la peur entre mal-classés qui s’est terminé, comme souvent, sans vainqueur. Epinal était bien parti après le but de son défenseur Paul Léonard en première période, mais les Sangliers ont égalisé à la 66e. Ce nul (1-1) entre le 17e et le 18e ne fait les affaires de personne. Bien maigre consolation, les « Boutons d’or » mettent un terme à une série de trois défaites d’affilée. Mais ce point, leur 22e, ne les fait pas avancer. Avec les deux autres de la victoire, ils seraient revenus à la hauteur de Belfort (24 points), mais encore à 6 longueurs du trio d’équipes non relégables, Créteil, Bastia, Avranches (30 points) ! Repêché en 2015 et en 2016, Epinal n’avait pas d’autres objectifs que de jouer le maintien, son budget ne lui permettant pas de viser plus haut. Après un début de championnat difficile, le SAS avait affiché un regain d’optimisme peu avant la venue du Paris FC dans les Vosges. Les Spinaliens étaient allés s’imposer à Sedan 2 buts à 1. Ils décrochaient leur première victoire en National et cédaient la lanterne rouge aux Sangliers. Pourtant, depuis, ils n’ont jamais quitté la zone rouge.

Après un mois de février difficile (1 nul, 2 défaites), le Paris FC a retrouvé le goût de la victoire face à Chambly au début du mois de mars en s’imposant par deux buts d’écart pour la première fois de la saison à domicile (2-0). Une semaine plus tard, Paris l’emporte 5 buts à 0 à Châteauroux ! 7 buts marqués et 0 encaissé en deux matchs ! Mais, malgré le large succès obtenu en terre berrichonne, il faut à la fois garder la tête sur les épaules et les pieds sur terre. D’ailleurs, la venue d’Epinal tombe à point nommé pour rappeler que rien n’est acquis. Après leur retentissant succès à Châteauroux (0-5) le 9 décembre, les Spinaliens, malgré quelques bonnes performances à l’extérieur (nuls à Concarneau et à Boulogne) n’ont plus gagné un seul match en championnat. Enlisés dans les profondeurs du classement, les Vosgiens se battent pour essayer de ne pas descendre. Leur classement à l’extérieur montre d’ailleurs qu’ils sont difficiles à bouger : 8e avec 16 points, pour 3 victoires, 7 nuls (!) et seulement 3 défaites. Bref, un adversaire à prendre très au sérieux et le Paris FC devra fournir une prestation solide pour l’emporter et continuer sur sa lancée

ALLEZ LE PARIS FC !

La saison dernière

SAS Football Epinal : 17e de National avec 30 points. 6V, 12V, 16D – 39 bp / 53 bc.

Son entraîneur

Xavier Colin est né le 17 août 1974 à Charmes (Vosges). Défenseur central, il a joué en amateur et en pro à Epinal, Poitiers, Amiens SC, Gueugnon, Ajaccio AC, Montpellier. Il a débuté comme entraîneur en 2011 à Béziers où il est resté jusqu’en décembre 2015. En février 2016, il a intégré le staff du SAS Epinal. Il est l’entraîneur de l’équipe première depuis le début de la saison.

A l’Aller

10e journée (14/10) : SAS Epinal 0-0 Paris FC

Le point avant la rencontre

Paris FC : 10e avec 34 points. 9V,7N,9D. 22 bc / 16 b
A domicile : 11e avec 18 points pour 5V, 3N et 4D. 8 bp / 6 bc.
Ses cinq derniers matches : D,N,D,V,V.
Sa défense : 16 buts (1ère)
Son attaque : 22 buts (17e)
Ses meilleurs buteurs : Demba Camara et Saifeddine Alami Bazza 4 buts

SA Epinal : 17e avec 22 points. 3V, 13N, 9D. 23 bp / 29 bc
A l’extérieur : 8e avec 16 points pour 3V, 7N et 3D. 13 bp / 11 bc.
Ses cinq derniers matches : N,D,D,D,N.
Sa défense : 23 buts (9e)
Son attaque : 29 buts (15e)
Son meilleur buteur : Ambroise Gboho, 6 buts

Les précédents Paris FC -SAS Epinal

1989/90 D3 : Paris FC 0-1 SA Epinal / Classement : PFC : 12e – Epinal : 1er
1993/94 N : Paris FC 0-1 SA Epinal / Classement : PFC : 8e – Epinal : 11e
1994/95 N : Paris FC 0-1 SA Epinal /Classement : PFC : 7e – Epinal : 1er
1997/98 N : Paris FC 3-0 SA Epinal / Classement : PFC : 6e – Epinal : 16e
2011/12 N : Paris FC 6-0 SA Epinal / Classement : PFC : 16e – Epinal : 4e
2012/13 N : Paris FC 2-2 SA Epinal / Classement : PFC : 17e – Epinal : 18e
2014/15 N : Paris FC 2-0 SA Epinal / Classement : PFC : 2e – Epinal : 18e

D’un Club à l’autre

Bruno Ferry a gardé les buts d’Epinal avant de venir au Paris FC. Abdoulaye Diawara, Devis Epassy MBoka, Lahoucine Kharbouch, Frédéric Marques, Sandy Paillot, Nyennetu Santos Brown, Youcef Touati, Samuel Yohou ont joué au Paris FC avant de rejoindre le SAS Epinal.

Rédacteur Philippe Descottes

Paris FC – Epinal, vendredi à 20h

Paris FC – Epinal, vendredi à 20h

Le Paris FC affrontera le SAS Epinal le vendredi 24 mars dans le cadre de la 26ème journée de National. Le coup d’envoi sera donné à 20h00 au stade Charléty. La rencontre sera retransmise en direct vidéo sur le site officiel du Paris FC.

Vous pouvez vous procurer les places sur la billetterie en ligne et profiter ainsi d’une réduction de 20% de remise immédiate. Cela vous permettra également de réduire considérablement votre temps d’attente à l’entrée du stade Charléty.

Plein tarif : 10€ (8€ sur le web)
Demi tarif : 5€ (4€ sur le web)
Gratuit pour les abonnés et -12 ans

Vous pouvez réagir sur les réseaux sociaux à propos du match avec les hashtags #PFCSAS et #TeamPFC

Les résultats du week-end

Les résultats du week-end

Vendredi 17 mars

National : Châteauroux 0-5 Paris FC (25e journée) – Résumé vidéoClassement

Samedi 18 mars

CFA2 : Paris FC 2-1 Marck AS (19e journée) – Classement

Paris FC : Aupic – Gbessi, Bamba, Rosier, Niakaté – Sidibé, Nkouka (Boulaiche, 70e) – Omombé, Escorza (Diassat, 60e), Lebon – Diarra (Keita, 85e). Entr. : Remisse.

Buteurs : Omombé (15e), Lebon (90e+2)

U16 : Montfermeil FC 0-1 Paris FC (17e journée)

Coupe VDM U16 féminine : Paris FC 3-1 Joinville RC

U15 DH : Paris FC 4-0 Pays Fontainebleau (13e journée)

U15 DSR : Cergy Pontoise 2-0 Paris FC (13e journée)

U15 DHR : Choisy-le-Roi 5-1 Paris FC (13e journée)

U14 Régionaux : Paris FC 1-1 Montrouge (13e journée)

U13 Elite : Paris FC 4-0 Blanc Mesnil (4e journée)

Dimanche 19 mars

U19 Nationaux : Quevilly RM 0-3 Paris FC (22e journée) – Classement

U19 DSR : AC Boulogne Billancourt 3-2 Paris FC (17e journée)

U17 Nationaux : Paris FC 1-2 Rouen FC (22e journée) – Classement

U17 DH : Paris FC 1-2 Palaiseau US (17e journée)

U11 féminine : Paris FC 10-4 PUC (critérium)

+45 ans : Paris FC 5-0 Nogent FC