Arrivé cet été au club, Edmond Akichi a passé deux années au centre de formation de l’AJ Auxerre. Le milieu de terrain ivoirien de 27 ans est revenu sur son étape en Bourgogne et son adaptation au Paris FC, avant de recevoir son club formateur vendredi pour le compte de la cinquième journée de Domino’s Ligue 2.

Avant la réception d’Auxerre, peux-tu nous parler du club où tu as été formé?
Quand j’évoluais là-bas, le club évoluait en Ligue 1, je m’entrainais avec le groupe professionnel et je jouais en CFA. Mais ça a été une étape courte, de 2010 à 2012. Après ça, je suis parti à Roye-Noyon, ensuite à l’AC Amiens avant de rejoindre Béziers et le Paris FC où j’évolue actuellement. En ce qui concerne l’AJ Auxerre, à l’époque où j’y étais, c’était un club qui jouait beaucoup au ballon, qui aimait bien presser l’adversaire mais qui n’aimait pas l’agressivité. En tout cas, cette étape m’a beaucoup fait grandir. J’ai notamment pu jouer avec des grands joueurs comme Alain Traoré, Benoït Pedretti ou encore Delvin N’Dinga.

Jouer contre son club formateur, c’est une situation assez spéciale…
Je n’ai jamais vécu ça. Jouer contre mon ancien club oui, c’est quelque chose de spécial. Aujourd’hui, je ne retiens qu’une chose : que ce soit mon ancien club ou pas, je ne suis plus là-bas, mais j’ai un grand respect pour ce club. Maintenant, je suis au Paris FC et je me sens très bien ici. La seule chose qui nous importe pour le match de vendredi, c’est les trois points. Après, les gens avec qui j’ai évolué à l’époque ne sont plus au club. J’en ai côtoyé pas mal qui sont désormais dans des grands clubs.

Cette saison, c’est la première fois que tu évolues en pro. Tu arrives aussi au moment du repêchage en Ligue 2…
J’étais venu spécialement pour aider à faire monter le club en Ligue 2. Mais un jour, en me levant, grâce à Dieu j’ai appris qu’on a été repêché en Ligue 2. Ça a été une grande chance pour moi et c’est là où je me suis dit qu’il va falloir que je travaille beaucoup car la Ligue 2, ça demande avant tout beaucoup d’intelligence et d’exigence envers soi-même. Je suis content de jouer ici. C’est ma première fois en professionnel donc il faut que je donne tout ! Concernant mon style de jeu, je suis à l’aise sur tous les plans en général. J’aime bien mettre de l’engagement et être agressif envers l’adversaire. Aujourd’hui j’ai 27 ans, et j’ai une chance de démontrer aux yeux de tous que je pouvais jouer à ce niveau. J’ai pas mal galéré dans le passé et je saisis cette chance que j’ai en Ligue 2, je suis prêt à tout donner.

De CFA à la Ligue 2, tu as du ressentir un grand écart de niveau ?
Pour moi ce n’est pas vraiment un choc, c’est un grade au dessus. La différence c’est qu’en CFA tu peux avoir le ballon et tu as plus de temps pour jouer, mais en Ligue 2 ça va plus vite et ça demande ainsi plus de concentration et d’organisation.

Comment s’est passée ton intégration au Paris FC ?
Je n’ai pas eu besoin de dix jours pour m’intégrer avec le groupe, je suis quelqu’un qui m’intègre très facilement. Je trouve qu’on a un groupe merveilleux et je n’avais jamais connu un groupe comme celui ci. Aujourd’hui, c’est vrai qu’il n’y a pas assez de victoires mais le groupe vit bien et je me sens bien avec tout le monde.

Tu es arrivé avec deux de tes coéquipiers de Béziers, Rayane AABID et Samuel YOHOU, quelles relations as-tu avec eux ?
Les relations que j’ai avec eux, ce  sont des relations que je qualifie de familiales. Concernant Rayane, c’est quelqu’un que je connais depuis quatre ans car j’ai joué avec lui. Samuel lui, je le connais depuis 2011 et c’est particulier car j’ai joué en sélection avec lui lors du Tournoi de Toulon. On a commencé a faire connaissance et tout est parti dans le bon sens. Je considère ces deux joueurs comme des membres de ma famille.

Tu as l’étiquette de « l’ambianceur » du vestiaire…
Je suis juste quelqu’un qui aime bien rigoler et faire chier tout le monde (sic). Si Dieu t’as permis de te lever le matin, d’avoir la santé, de jouer au football, il faut dire merci. Il y a plein de personnes qui n’ont rien, pas de vie,  qui n’ont pas cette chance donc je suis très reconnaissant. Si on est bien, il faut profiter de ce qu’on a. Par contre, je ne mélange pas l’amusement et le terrain. Je peux m’amuser en dehors du terrain, mais sur le terrain je ne rigole plus, c’est là où il faut faire mal à l’adversaire, à tout le monde, tout ceux que tu croises.

Quelles sont tes relations avec le coach ?
Par rapport à mes autres coachs c’est un peu différent au niveau du travail car il aime beaucoup la gagne. Il a ça dans le sang et j’aime beaucoup. Il est aussi exigeant. II faut toujours continuer à travailler, travailler et travailler avec lui. J’aime son état d’esprit.

Jouer pour la sélection, est-ce un rêve ?
Lorsque j’ai joué en sélection Espoirs avec la Cote d’Ivoire, ça m’a apporté beaucoup d’expérience, J’ai beaucoup gagné en maturité. Je tiens également à dire merci à ma sélection car ils m’ont fait grandir. Là-bas il ne faut que gagner et ça m’a donner l’esprit de gagneur. C’est le rêve de tous de jouer un jour pour son pays. Aujourd’hui, je continue de bosser comme je sais le faire et ensuite, on verra ce que l’avenir me réserve. Mon rêve est de retourner en sélection.

Sponsors