Fabien Mercadal s’est exprimé en conférence de presse la veille d’affronter le FC Sochaux-Montbéliard au Stade Bonal, pour le compte de la onzième journée de Domino’s Ligue 2.

Comment abordez-vous votre match face à Sochaux ?
On sera concentré, vigilant, et il ne faudra pas tomber dans le piège. On sait que l’on n’a pas de marge de manœuvre et il faut qu’on soit vraiment au taquet, on en a conscience. Il y a des équipes comme Sochaux, Lorient ou encore Brest, qui annoncent qu’ils ne jouent pas la montée en Ligue 1 et après nous, de manière logique, il faudrait qu’on dise qu’on joue la montée alors qu’il n’y a pas si longtemps on était en National. Les mêmes qui nous disent qu’il faut qu’on joue la montée disaient qu’on n’allaient pas prendre de points durant la saison. Et les mêmes qui disent que je suis un génie, ce sont les mêmes qui disaient que j’étais une merde l’an dernier. Je suis toujours un entraîneur qui cherche à progresser, à m’améliorer, et de la même manière en début de saison, on n’était pas des merdes comme on n’est pas des génies aujourd’hui. On est juste une équipe qui peut exister, qui travaille, et qui veut rester concentré sans se faire polluer. Quand tu es là-haut, ils font tout pour que tu te relâches. Par contre, il faut qu’on s’appuie sur les gens qui nous aiment. C’est la clé du match.

Après la trêve, comment jugez-vous vos performances ?
La plupart du temps on a été meilleurs. Là, on joue contre une équipe qui a fait du lobbying par rapport à l’arbitrage. Dans l’ensemble, on a été bien arbitrés depuis le début, mais on ne peut pas payer aussi pour les autres. On sait qu’il va y avoir ce contexte-là, mais il va falloir se montrer très performants. Mon expérience personnelle, c’est la même chose pour l’équipe. Je me suis transféré ça. Ou bien les joueurs écoutent mon expérience personnelle et celle des gens qui nous aiment, ou bien ils ne l’écoutent pas et on perd le match demain. Si on écoute, demain on a une chance de faire le résultat. Il n’y a pas d’aspects techniques ou tactiques, tout le reste ça ne vaut rien.

Vous êtes en haut du tableau mais vous restez focalisés sur l’objectif principal qui est le maintien ?
Regardez Brest, avec un budget aussi gros, ils ont eu le temps de préparer tranquillement leur saison. C’est une équipe qui était là-haut. Nous l’an dernier, on n’est même pas monté en Ligue 2 sportivement. On a préparé l’équipe pour le National pour essayer de monter ! Et aujourd’hui, il faudrait assumer le sac à dos des autres ? Il faut se méfier. Il faut remettre l’église au milieu du village. Ce sera un exploit si l’on continue comme ça et si l’on peut battre alors beaucoup d’équipes. Si on se relâche, on est cuit. J’avais dit aux joueurs dans le vestiaire qu’on pouvait battre toutes les équipes mais qu’on pouvait perdre aussi contre tous. Mon rôle, c’est de protéger mes joueurs et de leur envoyer un vrai message. Le président si je lui dis on est sauvé avec 44 points, il signe maintenant. Il ne faut pas oublier l’objectif principal. Si on avait les points de Sochaux actuellement, on aurait réussi notre début de saison. C’est le match face à Auxerre qui a tout fait basculer et il faut être focalisés sur chaque match. C’est ridicule d’assumer ces trucs de montée. On sort presque d’une contre-performance car le match contre Nîmes n’a pas été bon sur l’aspect tactique. On ira avec un grand respect, d’autant plus que l’on a été touché par le décès d’Olivier Baudry, et qui en plus est lié familialement à notre kinésithérapeute, Nelson.