A la veille de recevoir le leader Quevilly-Rouen-Métropole, nous avons rencontré Idriss Ech-Chergui. Le milieu parisien (32 ans) est un joueur expérimenté qui connait parfaitement le championnat National pour y avoir disputé 202 matchs ! Nous avons évoqué avec lui la situation actuelle du Paris FC et sa saison.

Comment analyses-tu cette remontée au classement ?

Je pense que, collectivement, nous sommes en train de récolter les fruits du travail que l’on a fait pendant les 6 premiers mois. Ça a été dur, physiquement et mentalement. On a traversé des périodes difficiles donc on apprécie actuellement chaque victoire. On sait que défensivement, on a un gros bloc équipe, personne ne triche, tout le monde fait les efforts défensifs, et on s’appuie sur ça. Et sur le plan offensif, on arrive depuis pas mal de matchs, chacun à notre tour, à se relayer pour être décisif. On est aussi plus tranchant, ce qui fait que l’on engrange des points et on est sur une grosse dynamique.

Aujourd’hui, le Paris FC se retrouve à 2 points du podium dans un championnat où tout est relancé. On peut dire que le sprint final est lancé !

On se dit entre nous qu’il ne faut pas gâcher tout ça. On sait que l’on revient de loin, c’est tout bonus pour nous. Je pense que l’on a une niaque supplémentaire par rapport à d’autres équipes, qui va nous permettre de gagner des matchs difficiles sur la fin de saison. On voit aussi l’importance du banc, puisque, les uns après les autres, on se relaie et on donne le maximum à chaque fois que l’on rentre. C’est une preuve que tout le groupe pousse dans le même sens. Concernant la course à la montée, je pense que les 15 jours qui arrivent vont être décisifs parce que l’on va jouer Quevilly RM et Boulogne, deux grosses équipes. Vendredi face à Quevilly, l’idéal serait de prendre les 3 points. On va tout faire pour ! Tout le monde sera à 200% pour décrocher la victoire chez nous. En plus, ils sont invaincus à l’extérieur, c’est un défi supplémentaire. On compte bien sûr sur le public pour nous encourager tout au long du match et on espère faire un clapping avec eux à la fin du match.

Tu es un joueur qui a connu plusieurs montées…

Oui ! Avec Nîmes, on avait seulement 4 points d’avance sur la zone rouge en décembre, et on est monté en Ligue 2 à la dernière journée après une grosse série de matchs sans défaite (saison 2007-08, ndlr) ! Ensuite, avec Luzenac, c’était une montée plus facile puisque l’on a fini avec 13 points d’avance (2013-14, ndlr), et dans la foulée, je suis arrivé au Paris FC où l’on est monté aussi en Ligue 2 (2014-15, ndlr). J’espère que cette année sera la 4ème.

D’un point de vue personnel, comment vis-tu cette saison ?

Honnêtement, par rapport à l’année dernière, il y a un autre discours au niveau du staff. J’ai joué par moment, et actuellement je suis utilisé en tant que joker. Tant que le coach est honnête avec moi, je suis derrière l’équipe et je donne mon maximum à chaque fois que je joue, que ce soit 5 minutes, 1 heure ou 90 minutes. Il y a vraiment un bon groupe avec des bons gars, et aussi un bon staff, et je suis heureux ici. Je vais avoir 32 ans dans un mois, je sais relativiser sur des situations en restant concentré car je sais que je peux apporter à l’équipe.

Sur les dernières rencontres, tu as su apporter ta pierre à l’édifice en rentrant en cours de jeu. Est-ce aussi la force du groupe d’avoir des remplaçants qui apportent un plus ?

On voit qu’il y a d’autres équipes qui n’ont pas un banc comme nous. Nous avons des joueurs d’expérience et on peut être efficace à la moindre occasion, c’est aussi une force pour le coach. Et tant qu’on lui pose des problèmes dans la composition de l’équipe, c’est forcément bon pour nous. On sait qu’il nous fera confiance à un moment donné, et c’est pour ça qu’on a vraiment envie de tout arracher sur le terrain.

Qu’est-ce qui peut faire la différence dans la dernière ligne droite ?

L’efficacité. Il faut être efficace à la moindre opportunité offensive. On sait que défensivement on fera les efforts et qu’on va rester solide.

Les supporters nous font aussi plaisir. Même s’ils ne sont pas nombreux, ils sont là à chaque match ! Ils ont la volonté de nous pousser, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, ça nous fait chaud au cœur. On espère vraiment leur faire plaisir, on revient de loin donc on savoure chaque victoire avec eux. Je les invite à venir encore plus nombreux pour cette fin de championnat !