Avant la réception du leader, Quevilly-Rouen-Métropole, ce vendredi à Charléty (20h), le coach Réginald Ray s’est présenté devant les médias.

Vous allez affronter une équipe qui est bien partie pour accéder à la Ligue 2.

Oui, ils ont un pied trois quarts en Ligue 2. Mais le plus dur, c’est le dernier quart ! Par rapport à ce qu’ils sont depuis le début, et dernièrement, ils partent favoris sur le match. C’est une équipe qui a des certitudes dans son jeu, dans son organisation, et qui a un buteur à 14 buts qui fait aussi jouer les autres. Cela va forcément être un gros morceau. Comme toujours, et cela concerne toutes les équipes qui sont devant nous, on arrive dans le « money time », et ce sont des équipes qui ont des choses à perdre, à l’inverse de nous, qui arrivons de tellement loin que l’on a tout à gagner. On s’est invité à la fête, petit à petit, on est entré par la petite porte, et puis maintenant il y a le gâteau sur la table. L’idée est de ne pas juste regarder le gâteau, mais qu’on le dévore !

Tu parles de certitudes, vous aussi vous en avez !

On a beaucoup plus de confiance dans notre jeu et notre organisation. On n’en est pas au point de Quevilly, forcément, ils ont 10 points de plus et cela veut tout dire. C’est une équipe qui n’a perdu que 3 matchs, invaincue à l’extérieur et invaincue depuis 19 matchs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Petit à petit, on se rapproche d’une équipe comme Quevilly.

La saison va s’arrêter trop tôt alors…

Cela dépend ! Ce qui s’est passé, c’est passé. Et je pense que ce passé nous sert aujourd’hui. Le groupe s’est construit dans la difficulté, et ça porte maintenant ses fruits, surtout sur l’aspect mental car le groupe a eu un vécu commun dans la souffrance. On peut dire ce que l’on veut, on aurait aimé gagner tous nos matchs, mais c’est un groupe qui n’a jamais lâché, qui s’est toujours accroché, qui a toujours travaillé. Et normalement, quand on est dans cet état d’esprit, malgré certaines lacunes, on est payé en retour. C’est ce qui se passe actuellement. On gomme nos lacunes au fur et à mesure. On a plus de force, dans notre jeu et dans ce que l’on propose. On est plus équilibré dans la capacité à bien défendre et à faire mal à l’adversaire, et c’est sur quoi il faut continuer, match après match. Pour moi, le gâteau c’est les 5 derniers matchs. Il faut se rapprocher du gâteau pour pouvoir passer l’épaule et mordre dedans.

Cela peut aussi s’arrêter rapidement.

Oui, si on perd les deux prochains matchs, forcément que ça se complique. Mais dans l’esprit dans lequel on est, on veut se donner les moyens, match après match, de continuer de participer à la fête.

Quelles sont les forces de cette équipe de Quevilly RM ?

C’est un effectif bien équilibré, qui a une organisation qui varie très peu. Une équipe qui reste efficace dans les deux sens, avec des bons joueurs de ballon au milieu : Oliveira et Rogie qui équilibrent l’équipe avec ou sans ballon. Quevilly a aussi un point d’appui avec Guezoui qui est important dans son jeu, qui permet de peser, faire jouer les autres, de finir les actions. C’est une équipe qui a trouvé une continuité par rapport à ce qu’elle a fait en CFA. Dans ce championnat là, c’était déjà une force. On le voit aussi avec Concarneau ou Lyon Duchère par exemple. Après, on a travaillé sur certains aspects pour les mettre en mal demain.