Arrivé cet été en provenance du FC Chambly, Thomas Martin a connu une première partie de saison tronquée par une suspension et une blessure persistante. De retour sur les terrains, il espère que les ennuis sont désormais derrière lui afin d’enchaîner les matchs. Nous sommes revenus avec lui sur cette période difficile mais aussi sur son passage au PSG et son amour pour la ville d’Honfleur.

Tout d’abord, comment vas-tu physiquement ? Peux-tu nous expliquer la blessure que tu as eue ?

Ça va mieux après tout ce qui m’est arrivé. J’ai un œdème osseux qui est actuellement un peu plus résorbé que ce qu’il a pu être. La première alerte est intervenue lors du premier match amical contre Créteil. J’ai ensuite eu pas mal de récidives qui me faisaient repartir de zéro dans ma préparation. J’ai donc dû ensuite m’arrêter 3 mois. Je suis revenu avant la trêve hivernale mais j’ai attrapé la grippe, qui a entraîné une gingivite, et qui m’a fait perdre 6 kg ! Il fallait donc que je fasse attention à mon œdème mais aussi à une reprise de poids car le corps ne peut pas changer comme ça du jour au lendemain. C’était assez compliqué.

Tu as connu un début de saison difficile, entre ta suspension et ta blessure… Comment as-tu vécu cela ?

Ce n’était pas facile. J’avais cette suspension qui n’était pas à mon avantage car je ne pouvais pas jouer. J’avais encore 4 matchs à purger après en avoir fait 3 avec Chambly. C’était une préparation un peu tronquée au final car je me préparais tout en sachant que je ne jouerai pas les 4 premiers matchs. En même temps, j’avais cette blessure et ce n’était pas spécialement bon car je l’entretenais et au final, on a décidé avec le staff d’arrêter. C’est la première fois de ma carrière que je suis arrêté aussi longtemps. J’avais connu quelques pépins mais jamais à ce point.

En plus l’équipe ne marchait pas trop bien…

Oui, vivre ça de l’extérieur ce n’était pas spécialement bon. J’étais spectateur, je ne pouvais pas apporter ma pierre à l’édifice, je ne pouvais rien faire, j’étais démuni. Mais je n’ai pas pour autant baissé les bras, je ne suis pas du genre à déprimer. Au contraire, je suis quelqu’un de positif.

Peut-on dire que ta saison est enfin lancée ?

Je l’espère ! Cela va de mieux en mieux. Cette semaine, cela va même beaucoup mieux que la semaine dernière. Retrouver 100% de ses moyens est très difficile, je le vois. Il y a deux semaines, j’avais encore du mal, et puis il y a toujours des petits pépins qui accompagnent la blessure de départ. Ce n’est pas facile de retrouver son niveau à 100%.

Les 4 dernières saisons, tu as évolué dans 4 clubs. Comment analyses-tu cela ?

Cela a été plusieurs contextes totalement différents. Je suis passé par Quevilly où je fais une bonne saison en CFA. J’espérais ensuite jouer en National mais je n’ai pas eu de proposition concrète. Quand j’ai reçu une offre du PSG pour jouer en CFA, le choix a rapidement été fait car c’était une expérience à vivre. Ensuite, comme j’avais l’ambition de progresser et gravir des échelons, j’ai décidé d’aller à Chambly en National avant de rejoindre le Paris FC l’été dernier.

Tu as déjà évolué sous un maillot parisien puisque tu as joué une saison en réserve du PSG, où tu étais même le capitaine. Qu’as-tu appris lors de cette saison ?

J’ai appris beaucoup de choses. Je pense que j’ai plus appris en un an au PSG qu’ailleurs. Surtout quand je côtoyais les grands joueurs (Thomas s’est entrainé une douzaine de fois avec l’équipe première, ndlr). J’ai vu leurs attitudes sur et en dehors du terrain et l’exigence qu’ils ont au quotidien. J’observais beaucoup celui qui est à mon poste, Thiago Motta, notamment son jeu avec et sans ballon. Ils sont toujours à la recherche de la perfection, et toujours avec une envie de gagner. J’ai eu une année enrichissante à ce niveau-là.

As-tu encore des contacts avec des joueurs du PSG ?

Oui avec certains. J’ai d’ailleurs félicité Presnel Kimpembé pour son match face au FC Barcelone.

Il y a une date qui restera marquée dans ta carrière : le 30 décembre 2014. Qu’as-tu ressenti au moment de remplacer Marco Verratti face à l’Inter Milan lors d’un match amical à Marrakech ?

C’était un moment inattendu. Cela a été un sentiment assez bizarre que je n’avais jamais ressenti quand je suis rentré sur la pelouse. Toute ma carrière a défilé dans ma tête pendant un flash qui a duré 15 secondes. C’était assez spécial, ce fut la première fois que je ressentais ce type d’émotion. Et c’est la première fois que j’ai ressenti de la pression, car celle que j’ai habituellement est positive avec une envie de jouer. Là, c’était vraiment de la pression à se faire dessus ! Mais c’était un super moment.

Tu éprouves beaucoup d’amour pour ta ville natale, Honfleur.

Honfleur, pour moi, c’est tout ! C’est là que j’ai commencé. J’ai du mal à expliquer l’attachement que j’ai pour cette ville mais c’est vrai que je la trouve magnifique et j’aime bien l’état d’esprit qui y règne. Je suis très proche du club de football d’Honfleur, le CS Honfleur, où j’ai beaucoup d’amis qui y jouent. Cette ville me permet d’avoir des repères et il ne faut pas oublier le football amateur quand on est dans le monde professionnel.

Tu pourrais travailler à l’office de tourisme ! Que peux-tu nous dire pour nous convaincre d’aller en vacances à Honfleur ?

Ah oui clairement ! Je vous invite à y aller avec votre conjoint(e), c’est une ville où on peut se balader au bord de la mer avec les mouettes qui chantent, c’est dépaysant. C’est seulement à 2 heures de Paris et je prends cela, avec des amis, comme une chance d’avoir un logement à Honfleur !

Deviendras-tu maire d’Honfleur plus tard ?

Non peut-être pas maire mais j’espère, selon la suite de ma carrière, avoir un gros rôle au CS Honfleur et faire évoluer ce club.