Notre gardienne Karima Benameur, revient sur son retour sur les terrains en tant que titulaire, l’état actuel de l’équipe, la rencontre importante de dimanche contre Soyaux et son retour en Équipe de France. Entretien.

Karima peux-tu nous décrire ton état de forme actuel ?

Ça va plutôt bien. J’ai eu un petit coup d’arrêt en septembre avec une blessure qui m’a gênée pendant trois semaines, ce qui m’a fait défaut par rapport à la préparation effectuée au mois d’août. Mais là, depuis quelques semaines, j’ai repris les entraînements et je regagne petit à petit en condition physique.

Comment abordes-tu ton retour en tant que titulaire après de longs mois sur le banc des remplaçantes ?

C’est un peu spécial, mais j’étais super ravie, super contente. Il est vrai qu’au niveau des repères et de la confiance sur le terrain ce n’est pas évident, c’est un travail mental à effectuer même aux entraînements pour reprendre les bonnes habitudes et être au mieux le dimanche en match. Je ne suis pas encore à 100% de mes moyens mais l’on travaille bien avec Rudy (Jeanne-Rose, entraîneur des gardiens). J’espère vite voir les résultats.

Au niveau personnel, qu’est-ce que tu penses pouvoir apporter à l’équipe cette saison ?

L’expérience et surtout la combativité que j’essaye de transmettre aux filles pendant les jeux à l’entraînement pour que ça se répercute le week-end. J’espère aussi être décisive en match.

Depuis ton but, tu as un œil sur le jeu produit par tes coéquipières. Selon toi, quels sont les points forts de l’équipe cette année ?

Nous sommes relativement efficaces, cependant on a aussi pris beaucoup de buts donc c’est ce qu’il faut régler sur les prochaines journées et jusqu’à la fin de l’année. Nous devons garder cette efficacité devant le but et surtout ne pas se relâcher mentalement après voir marqué, donc être encore plus concentrées défensivement.

Comment as-tu vécu ce match fou à Bordeaux lors de la journée précédente (victoire 3-2 pour le Paris FC) ?

Je n’ai pas eu beaucoup de ballons à négocier. C’était un match très engagé avec un terrain pas facile du tout, un vrai combat que l’on a réussi à gagner même si les deux premières fois où l’on marque, on encaisse un but juste derrière. C’est un point à régler pour les prochains matchs. Mais il faut retenir la victoire, et surtout ce troisième but marqué en fin de match.

Que peux-tu nous dire sur l’équipe de Soyaux ?

Soyaux est bien placé au classement. Elles ont une bonne équipe, quelques recrues, un nouveau coach et on voit qu’elles font des bons résultats depuis le début de l’année même si elles restent sur une défaite contre Guingamp. On sait que c’est une équipe très intéressante offensivement, qui va vite et est efficace donc il faudra rester concentrées défensivement sur tout le match et faire comme on sait le faire ; c’est-à-dire garder le ballon offensivement et savoir être patientes pour marquer.

Comment l’équipe aborde t-elle cette rencontre ?

Tous les matchs sont importants. Il faut rester dans notre lignée de Bordeaux et gagner les matchs jusqu’à la trêve. Donc Soyaux est un match très important pour nous afin d’entamer une série de victoires.

Quels sont les objectifs jusqu’à la trêve ?

De manière générale, l’objectif est de gagner les quatre matchs qu’il nous reste pour conforter notre place dans le haut de tableau. De manière plus précise, comme je le disais, il faudra encaisser moins de buts.

Félicitations pour ta convocation avec l’équipe de France A ! Cela fait seulement un mois et demi que tu as retrouvé une place de titulaire, est-ce que tu t’attendais à retrouver les bleues si rapidement ?

A vrai dire, non. Le principal était de se concentrer sur mes prestations avec le Paris FC pour retrouver mes sensations et redevenir décisive pour l’équipe. Je suis très heureuse, surtout après la saison dernière qui a été assez compliquée. J’étais déjà très contente de retrouver du temps de jeu en club, alors le fait d’être appelée à nouveau en équipe de France A me fait vraiment plaisir. On se dit que le travail paye, même si on traverse parfois de longues périodes difficiles.

Dans un coin de ta tête, pensais-tu quand même à la coupe du monde 2019 ?

Oui, j’y pensais déjà. Et j’imagine que c’est le cas de chaque joueuse de D1 car c’est un grand évènement qui, en plus, se déroulera en France.

Quel va être l’objectif pour toi sur ce stage ?

Je vais prendre tout ce qu’il y a à prendre pendant ce stage, travailler avec les gardiennes et apporter ce que je peux au groupe.

Ça n’est pas la première fois que tu es appelée chez les A, raconte-nous rapidement ton expérience dans ce groupe ?

A partir de mes 18 ans, j’ai été appelée régulièrement pour des stages. J’ai participé au championnat d’Europe 2013 et j’ai deux sélections sous Bruno Bini.

Pou terminer, pourrais-tu nous parler de ton double projet ?

Oui, alors je fais une formation BPJEPS AGFF (Activités Gymniques de la Forme et de la Force) option musculation.Je suis donc en cours et j’ai également dix heures par semaine à effectuer en tant que coach dans une salle de sport. En parallèle, pour l’expérience, j’entraîne aussi des gardiens de but à Evry.

[Crédit photos : Nelson Fatagraf & Foot d’Elles]