1969 : NAISSANCE DU PARIS FOOTBALL CLUB

1969, Paris ne compte plus d’équipe de football professionnel en 1ère Division. L’Olympique de Paris, le C.A.S.G et le Stade Français ont tiré leur révérence. De son côté, le prestigieux R.C.Paris survit par le biais d’une bien curieuse association avec Sedan ! Quant au Red Star, c’est le club de Seine Saint-Denis.

Un cas unique, car les autres capitales européennes possèdent au moins deux clubs au plus haut niveau. Rome peut compter sur l’A.S. et la Lazio, Madrid sur le Real et l’Atletico, Lisbonne, le Sporting et Benfica ; sans oublier le cas très particulier de Londres avec Arsenal, Chelsea, Crystal Palace, West Ham et Tottenham !

Le Groupement du Football Professionnel et la Fédération Française de Football se penchent sur la question. A l’initiative de la FFF et de son Conseil Fédéral, une commission d’étude est mise en place au mois de janvier 1969. Parmi les personnes qui la composent, Fernand Sastre, secrétaire général de la FFF, Henri Patrelle, membre du Conseil fédéral de la FFF et Guy Crescent, membre du comité directeur du Racing Club de France et PDG de l’entreprise de transport Calberson.

Une vaste opération de consultation de l’opinion publique est lancée en février. Un bulletin est diffusé par voie de presse, dans les clubs et à l’entrée des principaux stades de la région parisienne. Il comporte en dessous d’un énorme OUI, la mention « pour un grand club de football à Paris ». Les futurs « supporters » sont invités à le compléter et à indiquer le nom qu’ils souhaitent donner à ce club, puis à l’envoyer à l’adresse : Football Paris BP 274-16 Paris.

Ce referendum connait un vif succès avec plus de 60 000 bulletins retournés. Quant au nom, celui de « Paris Football Club » se dégage largement.

La 1ère assemblée générale de l’association Paris Football Club se tient le 5 juillet 1969. Son président est Pierre-Etienne Guyot, ami de Guy Crescent, industriel, vice-président du Racing Club de France et président de la Fédération Française de Golf. Pendant près d’une saison, le PFC reste cependant au stade de club virtuel.
En février 1970, sur les ondes d’Europe 1, Pierre Bellemare anime une opération qui a pour but d’amener des « socios », sur le modèle des clubs espagnols. Ils sont plus de 16 000 associés à rejoindre le Paris FC.

Pendant un moment il est question que le PFC débute directement en 1ère Division. Mais au nom de l’équité sportive, il démarrera en National, la toute nouvelle 2e Division, composée de 3 groupes. Pour être en conformité avec les règlements de la FFF et du Groupement du Football Professionnel, le Paris FC s’associe avec le Stade Saint-Germain d’Henri Patrelle pour former le Paris Saint-Germain Football Club.

1970 - 1972 : DU PARIS SG AU PARIS FC

Pour ses débuts, le Paris SGFC termine premier de son groupe, remporte le titre de champion du National et accède à la 1ère Division à la fin de la saison 1970/71. Au plus haut niveau, il termine 16e et assure son maintien la saison suivante.

Cependant, c’est en coulisses que l’avenir du PSGFC se joue. Le Conseil de Paris n’accepte de verser sa subvention qu’à la condition que le club change de nom et redevienne Paris FC. Le 16 mai 1972, dans les salons de l’hôtel « Méridien » à Paris, l’assemblée générale extraordinaire se prononce pour le statuquo. Pourtant, le 19 mai, le Comité directeur du Paris Saint-Germain F.C., contre l’avis de l’assemblée générale, mais comme ses statuts lui permettent, propose que l’équipe première se nomme « Paris Football Club » ! La scission est entérinée. Le Paris FC avec à sa tête Pierre-Etienne Guyot et Guy Crescent, continue en 1ère Division. Le Paris SG de Henri Patrelle repart en 3e Division. C’est le C.A. Montreuil, club légendaire de Paris, présidé par Roger Zeppelini, qui fusionne avec le PFC et lui apporte ses équipes amateurs et de jeunes.

1972 - 1983 : DU PARIS FOOTBALL CLUB AU RACING PARIS 1

C’est en août 1972 que le Paris Football Club devient le 1er club résident d’un Parc des Princes flambant neuf. Après des débuts difficiles, il réalise une très bonne deuxième partie de championnat et termine à une honorable 12e place. En coupe de France, il réussit l’un des exploits de la saison en éliminant en 16e de finale Bastia, finaliste de la précédente édition (3-2). Malheureusement, la saison suivante (1973/74), le Paris FC ne peut éviter la relégation.

Le club repart en 2e Division avec à sa tête une nouveau Président, Roger Zeppelini, et des ambitions très limitées avec un retour au statut amateur. L’incendie des vestiaires très vétustes de son stade de la Porte de Montreuil oblige l’équipe à se déplacer sur 6 terrains de Paris et de sa périphérie ! On craint une nouvelle descente, mais pourtant, le PFC arrache son maintien. Lentement, le club se refait une santé et revient au professionnalisme.

Deuxième de son groupe de 2e Division à l’issue de l’exercice 77/78, il remporte ses deux rencontres de barrages contre le RC Besançon (3-1 et 3-2). Deux victoires qui lui ouvrent les portes de la 1ère Division. Malheureusement, en raison d’un calendrier aberrant qui l’oblige à un recrutement tardif, le Paris FC peine à se maintenir. Il perd sa place en D1 au profit de Lens, après deux nouveaux matches de barrages (0-0, 0-0) et une bien cruelle série de tirs au but (1-3). Contre toute attente, le PFC se relève rapidement. Dès la saison suivante, avec une équipe rajeunie, il fait bonne figure dans le championnat de 2e Division et parvient jusqu’en 1/2 finale de la Coupe de France. Un rapprochement s’entame avec le chef d’entreprise, industriel et patron de presse, Jean-Luc Lagardère, qui veut créer une grande équipe.
A la fin de la saison 1981/82, le Paris FC devient le Racing Paris 1. L’équipe termine 4e du Groupe A de D2 (82/83).

1983 - 2000 : PARIS FOOTBALL CLUB, LE RETOUR

A la fin de la saison, le club doit faire face à une nouvelle scission. La section pro du Racing Paris 1 fusionne avec le Racing Club de Paris alors en D3, tandis que les amateurs reprennent le nom de Paris Football Club et repartent en 4e Division.
Roger Zeppellini s’est retiré. Pierre Save, supporteur de la première heure, accepte la présidence malgré un contexte difficile. Le Paris FC, composé de jeunes joueurs inexpérimentés, descend en DH.

Champion de Paris de DH en 1987/88, il retrouve la D4. La saison suivant (88/89), il termine 1er de son groupe, dispute la finale du championnat de France de 4e division et rejoint la 3e Division.
En 1991/1992, le Paris FC, présidé par Bernard Caiazzo, se classe 3e du groupe Centre. Première, la réserve professionnelle de l’A.J. Auxerre ne peut pas monter. Le second devrait être Melun, mais les Seine et Marnais, en difficultés financières, sont rétrogradés par la DNCG. Malheureusement, la situation ne bénéficie pas au PFC et, en vertu du règlement, c’est Amiens qui est repêché en 2e Division.
Sous la présidence de Didier Bariani, député-Maire du XXe arrondissement de Paris, le Paris Football Club accède au nouveau championnat, le National 1, qui remplace la 3e Division. Au terme de l’exercice 1999/2000, malgré un recrutement important, il chute en CFA.

2000 - 2012 : DU CFA AU NATIONAL

Didier Bariani prend du recul et passe le relais à Noël Le Graët, ancien président d’En Avant Guingamp et de la Ligue Nationale de Football, également vice-président de la FFF. Il assainit la situation financière du club qui peut se permettre de redevenir ambitieux avec l’arrivée de nouveaux partenaires et d’une nouvelle direction. L’objectif à court terme est désormais la remontée en Ligue 2. Guy Cotret devient président du club en 2005.

A la fin de la saison 2005/2006, le Paris FC est champion du Groupe D de CFA et retrouve le National. Il termine 6e pour son retour après une belle saison où le club s’est positionné à plusieurs reprises sur le podium.

Son légendaire Stade Déjerine n’étant pas aux normes, le Paris FC s’installe au Stade Charléty à l’orée de la saison 2007/08. En Coupe de France, il réalise l’exploit des 32e de finale en battant le Toulouse FC sur son terrain par 2 buts à 1 avant de s’incliner face à Dijon (L2) (0-0, 6-5 tab). En championnat, le Paris FC termine 10e.

2013 - 2014 : UNE BELLE SAISON POUR LE PARIS FC

Sauvé administrativement en juillet en National, le Paris FC construit tardivement une équipe pour effacer le tableau noir et écrire une nouvelle page d’histoire. Au bout de 6 journées, le club parisien surprend et occupe la 1ère place du championnat en étant invaincu et en n’ayant encaissé aucun but. Au terme d’une saison où le PFC était plus efficace à l’extérieur (3e) qu’à domicile (16e), l’équipe se classe à la 9e place d’un championnat homogène. Jamais le Paris FC ne sera descendu en dessous de la 11e place (1ère journée) lors de la saison. Une belle performance pour les hommes de Christophe Taine !

2014 – 2015 EN ROUTE VERS LA L2

Avec le recrutement de plusieurs joueurs ayant évolué à l’échelon supérieur, le Paris FC fait partie des favoris pour la montée en L2. Sur le terrain, l’équipe entraînée par Christophe Taine ne tarde pas à confirmer son potentiel. Elle prend la tête du classement au soir de la 9e journée et ne va plus la quitter jusqu’à la 24e journée, remportant au passage le titre symbolique de champion d’automne. Cependant, le PFC va connaître une légère baisse de régime et derrière la concurrence est vive. Il préserve malgré tout sa 2e place même s’il doit attendre la dernière journée pour être assuré de monter. Il termine vice-champion du National.

2015 - 2016 : UN DUR APPRENTISSAGE

Le Paris FC retrouve la deuxième division professionnelle, trente-deux ans après l’avoir quittée. Denis Renaud a succédé à Christophe Taine sur le banc. Les débuts sont encourageants, mais en dehors d’une nette victoire à domicile, 3-0, sur Le Havre alors leader, il ne parvient pas à gagner et doit partager les points. Plusieurs revers amènent le remplacement de Denis Renaud par Jean-Luc Vasseur. Malgré plusieurs renforts lors du mercato d’hiver, le Paris FC ne parvient pas à redresser la situation. 18e après la 14e journée, il est 20e et lanterne rouge au soir de la 21e journée de L2. En dépit de quelques coups d’éclats, il ne quittera pas cette place synonyme de relégation en National.