Au cours de son Histoire, le Paris Football Club a connu plusieurs saisons fastes avec, notamment une très bonne première partie de championnat. L’exercice 1988/1989 fut l’une d’entre-elles. Nous vous proposons la 2e partie et le dénouement d’une saison riche en rebondissements…

Après l’élimination de la Coupe de France, le Paris FC va pouvoir profiter de la trêve hivernale, laquelle tombe à point pour recharger les batteries. Après plusieurs matches amicaux, les joueurs de Pierre Lechantre reprennent la compétition officielle le 28 janvier. Ils doivent se contenter d’un partage des points à domicile devant un FC Bourges venu à Montreuil pour ne pas perdre (0-0). Malgré une victoire à Fontainebleau, 3 buts à 1, le PFC est une nouvelle fois accroché à domicile et concède un autre nul, devant Decize cette fois (0-0). En mars, le doute est de mise. Le Paris FC perd à Dijon (2-1), qui en profite pour lui ravir la 1ère place. Puis, il partage encore les points à deux reprises. A Déjerine, devant l’AJA (1-1), et à Clairefontaine, contre l’INF (1-1). Pourtant, le samedi 1er avril, à la surprise quasi générale, le PFC s’impose à Troyes, le nouveau leader, devant 1 700 spectateurs (2-0), grâce à des buts inscrits par Djadaoui (35e) et Gohe (88e). Dans « Libération Champagne » du dimanche, Michel Gasse écrit : « On nous annonçait une équipe parisienne fatiguée, quelque peu angoissée, ce ne fut pas vraiment le cas (…). C’est une véritable leçon qu’ont donné les Parisiens hier soir aux joueurs Troyens. Leçon de football d’une part, leçon de courage également. Le Paris FC a montré le chemin qu’il convient de prendre pour espérer la récompense ». L’ATAC (Troyes) battu et Tours tenu en échec chez lui par l’INF, le Paris FC en profite pour reprendre la tête. Pierre Lechantre est satisfait mais garde les pieds sur terre : « Nous avons prouvé contre Troyes, par notre fond de jeu et notre solidarité que nos moyens étaient à la hauteur de nos ambitions (…). Même si cette victoire s’avère des plus bénéfiques, six matches restent encore à jouer. Et rien n’est encore établi tant pour Paris que pour Troyes ».

A six journées de la fin, c’est encore l’incertitude. Sept équipes se tiennent en 3 points, avec seulement deux places dans l’ascenseur pour la 3ème Division. Dans « Le Parisien » du 7 avril, Pierre Lechantre analyse et calcule : « Le compte à rebours est commencé. Nous sommes idéalement placés, mais nous ne devons plus commettre de faux-pas. Le tableau de marche idéal ? Huit points chez nous et un au minimum en déplacement à Joué et à Viry. Soit un total de neuf points. Avec 35 points, nous devrions être tranquilles. En début de saison, j’avais programmé 36 points. Nous en avons pris dix-huit lors de la phase aller. Actuellement nous sommes en retard ».

Cependant, le PFC négocie très mal la dernière ligne droite : Tours l’emporte 1-0 à Déjerine et repasse devant. Troyes et Dijon reviennent à la hauteur du PFC… Quelques jours plus tard, le Paris FC obtient le nul à Viry (0-0). Mais compte tenu des autres résultats de cette 22ème journée, victoires de Tours à Troyes, de Joué-lès-Tours sur Dijon et de Moulins sur l’INF, on peut se demander si ce n’est pas un point de perdu, car Tours se détache légèrement (29 points), tandis que Joué et Moulins sont à égalité avec le PFC (27 points). Le samedi 29 avril, à Montreuil, les hommes de Pierre Save, président du Paris FC, mettent fin à près de quatre mois d’insuccès à domicile en battant Moulins (2-1). Après un bon nul (2-2) à Joué, un autre rival, le Paris FC bat Gien 4 à 1 à La Porte de Montreuil. Seul dans le fauteuil de dauphin, derrière Tours, avec deux points d’avance sur son suivant immédiat (Joué) et une différence de buts particulière à son avantage, le Paris FC s’ouvre les portes de la D III.

Pour leur dernier match de la saison, le 28 mai, les joueurs de Pierre Lechantre ne font pas de détail contre la Police qui s’écroule sur son terrain (5-1). Dans le même temps, Tours enregistre une incroyable défaite à Gien, déjà condamné (3-2) ! Le Paris FC termine premier du groupe F ! Une 1ère place synonyme de casse-tête pour Pierre Save car son équipe va devoir disputer la phase finale du Championnat de D IV. Or, Pierre Lechantre prend la direction de Clairefontaine pour y passer son 3ème degré d’entraîneur, le terrain de Déjerine est fermé pour travaux et, enfin, plusieurs joueurs ont déjà réservé leur location pour les vacances !

Néanmoins, après avoir éliminé Baume (5-1) et Saint-Omer (1-0), le PFC atteint la finale. Il s’incline de justesse 2 buts à 1 contre la réserve de Bastia. Une autre équipe du Paris Football Club dispute aussi une finale du Championnat de France : les Cadets nationaux de Patrice Ancelin, qui perdent de justesse, 1-0, contre le L.O.S.C., au terme d’un parcours exceptionnel…

Rédacteur : Philippe Descottes

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