Plutôt discrète depuis son arrivée au Paris FC cet été, Alice Benoit (22 ans) s’est confiée sur ses premiers mois passés dans la capitale. 

Alice, tu es arrivée au Paris FC cet été plutôt sur la pointe des pieds. Tu as disputé 551 minutes (en championnat) depuis le début de la saison, soit six titularisations et quelques entrées en jeu. Comment vis-tu tes premiers mois dans le club de la capitale ?

Je suis vraiment heureuse d’être ici. Je reviens de loin, la saison dernière, je jouais en D2. M’entraîner et jouer avec des joueuses d’un tel niveau, c’est vraiment super, d’autant plus que je m’entends bien avec tout le monde et que je me sens très bien intégrée. Je sais que c’est une année de transition pour moi, je dois reprendre le rythme. Je prend ce que l’on me donne, le temps que je retrouve définitivement le rythme de la D1.

Du haut de tes 22 ans, tu joues aux côtés de joueuses d’expérience et tu es coachée par une ancienne internationale. Tu t’enrichies et tu progresses au quotidien finalement…

J’ai la chance d’être coachée par une ancienne n°6, soit mon poste. Je suis entourée de joueuses d’expérience. Inès (Jaurena), Sophie (Vaysse), Charlotte (Bilbault) et Gaetane (Thiney)… C’est une vraie chance pour moi. Aujourd’hui, je les observe, je les regarde, j’essaie de prendre un maximum de conseils. J’espère pouvoir être à leur place un jour, être une titulaire. Mais pour l’instant, j’ai encore beaucoup de travail.

Le fait d’avoir une coach anciennement n°6 sur le terrain change la façon d’aborder les différents points tactiques ?

L’approche de Sandrine dans son coaching est différent de tout ce que j’ai connu depuis le début de ma carrière. Sa carrière parle d’elle-même en tant que joueuse. Ses conseils sont tous bons à prendre. Le fait de jouer au même poste qu’elle, ça me plaît. Elle comprend tous les différents mouvements, tous les déplacements que nous pouvons effectuer sur le terrain, alors je me nourris de tous ses conseils.

L’année 2019 démarre plutôt bien pour le Paris FC (3 victoires, dont 2 en coupe de France soit une qualification pour les quarts). Quels vont-être tes objectifs personnels ?

Travailler, travailler et encore travailler. C’est toujours difficile de voir un onze de départ sans son nom, mais je me dis que le travail paie toujours à un moment à un autre. Donc je prends mon mal en patience et je profite du temps de jeu que l’on me donnera.

Revenons sur l’équipe. En coupe de France, la victoire à Saint-Malo a été synonyme de qualification pour les quarts de finale. Une belle épopée ne serait pas de refus…

(Rires.) C’est sûr ! Je pense que toute joueuse cherche à aller le plus loin dans chaque compétition. J’ai eu la chance de faire deux demi-finales avec Saint-Etienne et Soyaux. Le fait que les deux grosses écuries se rencontrent dès les quarts, tous les autres clubs se mettent à rêver de quelque chose… Mais d’abord, il y a un gros derby à aller gagner contre Fleury. On l’a vu lors du match de championnat, ça sera difficile. On fera tout pour aller chercher une demie.

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