À quelques jours d’un déplacement important à Soyaux, pour le compte de la 7ème journée de D1 Féminine, Elisa De Almeida nous a livrés ses impressions de début de saison. L’arrivée de Sandrine Soubeyrand, la belle victoire face à Rodez ou encore la Coupe du monde U20… Interview.

Élisa, après un début de saison compliqué, vous venez de réaliser une très belle performance face à Rodez au Stade Robert Bobin (4-0). Quel a été ton sentiment après ce succès ?

On en avait vraiment besoin. Nous restions sur quatre matchs sans victoire. Il nous fallait au moins ça. Le contenu était très intéressant. Et pour le premier match de la coach, qui plus est devant notre public, c’était vraiment parfait.

Justement l’arrivée de Sandrine Soubeyrand à la tête de l’équipe première a été l’évènement de ces dernières semaines au club. Comment as-tu appréhendé sa venue ?

Avant toute chose, je souhaite remercier Pascal Gouzènes pour son travail au sein de l’équipe. Personnellement, je suis très heureuse de l’arrivée de Sandrine Soubeyrand. Son passé de joueuse apporte bien évidemment une plus-value. Sa dynamique de travail, sa vision différente d’appréhender les entraînements… on constate que la mayonnaise prend tranquillement donc c’est une très bonne chose. La victoire contre Rodez n’est que la confirmation que tout se passe très bien.

Sandrine Soubeyrand, ancienne grande joueuse de D1 mais aussi sélectionneur chez les jeunes féminines. La relation entre une coach et une joueuse ce n’est pas la même chose qu’entre sélectionneur et sélectionnée, n’est-ce pas ?

J’ai eu la coach en tant que sélectionneur en équipe de France U17, du coup je la connaissais. Mais c’est vrai que c’est totalement différent. À l’époque, j’avais 16 ans, c’était plus une relation de coach à jeune joueuse, aujourd’hui, j’ai l’impression que nous parlons d’adulte à adulte. C’est différent. En sélection, on impose le vouvoiement par exemple, alors je vous laisse imaginer quand je suis arrivée les premiers jours face à la coach. Impossible de la tutoyer (rires). Avec le temps, ça commence à aller mieux mais ça n’a pas été facile.

Revenons un peu plus au terrain. Ton début de saison a été entaché par une blessure qui t’a empêché de participer au derby contre Fleury (1-1). Comment te sens-tu aujourd’hui ?

Contre Lyon, les ischio-jambiers ont un peu tiré. Le staff a donc préféré me laisser au repos. C’était difficile pour moi parce que j’avais vraiment envie de jouer ce derby. Mais ç’a été bénéfique… Contre Rodez, je me suis bien sentie. Les sensations étaient bonnes. Donc, je touche du bois, mais je pense que ma saison a vraiment démarré.

« La Coupe du monde U20 ? Une expérience inoubliable »

Si on revient un peu en arrière… Ta saison a commencé par la Coupe du monde U20. Quelques semaines plus tard, que ressors-tu de cette expérience ?

Quelques mois après, on relativise. L’expérience a été juste incroyable, inoubliable. Que ce soit au point de vue sportif que humain. Jouer une compétition internationale, devant son public, c’était juste fou. La Bretagne est une vraie terre de foot donc l’engouement se sentait dans les rues, dans les stades…
Footballistiquement parlant, c’était plus délicat. La défaite en demi-finale face à l’Espagne a été dure à digérer. On visait la victoire finale. Maintenant, les semaines passent, et il faut avancer, donc je ne retiens que le positif !

Dans quelques mois aura lieu la Coupe du monde 2019 en France. Tu as connu les sélections U17 et plus récemment U20. Y penses-tu dans un coin de ta tête ?

Je pense que n’importe quel sportif pense à l’équipe de France. Mais pour l’instant, je pense surtout à mon club, le Paris FC. Je souhaite glaner le plus de temps de jeu possible cette saison et apporter ma pierre à l’édifice. Alors oui, l’équipe de France est dans un coin de ma tête, mais ce n’est pas une obsession.

Pour terminer samedi, à 14h30, le Paris FC se déplace sur le terrain de Soyaux. Comment faut-il aborder ce match ?

On est dans une bonne dynamique après notre victoire contre Rodez. Le match à Soyaux ne sera pas facile face à un bloc compact, qui met de l’intensité dans les impacts et de l’agressivité. À nous de montrer nos qualités pour gagner notre premier match à l’extérieur.

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