[PFC Story] Les origines du maillot orange

[PFC Story] Les origines du maillot orange

Demain, le Paris FC évoluera avec un maillot orange face au FC Metz. Une tenue qui nous invite à un voyage dans le temps, aux débuts du Paris FC dans les années 1970.

Lorsque le Paris FC est créé en 1969, la publicité a commencé à faire une timide apparition sur les maillots des footballeurs quelques mois auparavant. La FFF et l’association des clubs professionnels (l’un des ancêtres de la LFP) l’autorise en 1968. Malgré quelques réticences, notamment de l’ORTF, l’établissement public qui gère la radio et la télévision, c’est à partir de décembre qu’elle va se répandre. La Coupe de France 1970 bénéficie du concours de marques d’eau minérale et les clubs ne sont pas insensibles à l’intérêt financier que la pub représente. Le 9 août 1972, le Paris FC accueille l’AS Nancy-Lorraine, pour le compte de la 1ère journée de Division 1 (ex-L1). Il devient ainsi le premier club résident d’un Parc des Princes flambant neuf et dispute son premier match officiel sous le label « Paris FC ». Jean « Tchouki » Djorkaeff et ses coéquipiers portent un magnifique maillot orange avec, sur la poitrine, le logo « Bic » et son célèbre petit bonhomme imaginé par l’affichiste Raymond Savignac. Son second maillot est bleu marine.

Bics

Au début des années 1970, l’équipe du Paris FC arborait un maillot orange

C’est une révolution pour la société multinationale du Baron Bich dont le siège social est à Clichy. En 1967, elle a créé une équipe cycliste professionnelle autour du champion Jacques Anquetil. Les résultats ne se sont pas faits attendre avec de nombreuses victoires dans les classiques et au Tour de France. Avec le Paris FC, elle tente une ouverture vers le football. Dans un entretien au « Journal du Dimanche » du 9 juillet 1972, Christian Darras, son directeur de la publicité, s’en explique : « Nous voulons (…) étendre notre publicité dans les milieux sportifs. C’est excellent pour notre image de marque, bon enfant, sympathique. Nous touchons ainsi la clientèle jeune ». Le contrat entre les deux parties est signé pour une durée d’un an avec possible reconduction. Bic se retire pourtant à la fin de la saison. Le Paris FC ne termine que 12e du championnat et Luis Ocaña remporte le Tour de France quelques semaines plus tard. C’est en même temps l’amorce de la nouvelle orientation du groupe. Bic quitte le peloton professionnel en 1974. Il ne sponsorisera plus d’équipe. Il reviendra malgré tout vers le football, le temps de deux campagnes publicitaires pour son rasoir jetable, un autre produit phare de la marque, en 1995 et en 2010, avec en vedette Eric Cantona, portant un maillot orange.

En dépit du retrait de Bic, le Paris FC va rester fidèle à l’orange pendant plusieurs saisons. Une couleur qui n’est pas très tendance dans les clubs à l’époque, malgré le tango de Lorient et de Laval. Puis, petit à petit, le bleu ciel va faire son apparition et s’imposer, notamment quand Jean-Luc Lagardère, le grand patron d’ « Europe 1 », va s’intéresser au club à la fin des années 1970. Au cours de ses années amateurs le Paris FC aura connu différentes couleurs, bleu ciel, marine et a même évolué avec un maillot rose/fuchsia.
Depuis quelques saisons, l’orange a effectué son grand retour au Club.

Thomas Gamiette

Thomas Gamiette lors du match amical contre Fleury Mérogis

Rédacteur : Philippe Descottes

[PFC Story] : Paris FC – Evian TG

[PFC Story] : Paris FC – Evian TG

La première confrontation entre le Paris FC et le FC Gaillard (qui deviendra plus tard Evian-Thonon-Gaillard FC) remonte à la saison 2002-2003. Les deux clubs évoluaient alors dans le groupe B de CFA…

En 2002-2003, Noël Le Graët, le Président du Paris FC, et Bertrand Desplat, le trésorier, entendent redresser la situation financière du club. Cela passe par une très grande rigueur budgétaire. Sur le plan sportif, ce sera une saison de transition. L’objectif est de viser le milieu de tableau. Philippe Lemaître, qui connait bien la maison pour avoir été joueur (84-86, 93-95) et entraîneur de la réserve (93-95) succède à Robert Buigues à la tête de la CFA. L’effectif a été remanié à la suite de plusieurs départs. Il est composé de joueurs ayant un vécu francilien et la moyenne d’âge est assez jeune, malgré la présence de quelques éléments expérimentés, comme le gardien Faouzi Amzal. Le mois d’août donne rapidement la tendance. Le Paris FC va connaître une saison difficile. Battu 1-0 à Déjerine par Forbach, un promu, il s’incline sur le même score la semaine suivante à Noisy. Il prend un point à domicile face à la réserve de Sedan (3-3), mais perd 1-0, sept jours plus tard contre la réserve de Metz. Le Paris FC gagne son premier match début septembre, à l’issue de la 5e journée. À Montreuil, il bat Bourg-Péronnas alors leader, 2 buts à 1. On croit le Paris FC enfin lancé, mais il n’en est rien. A l’issue de la 10e journée, il ne compte qu’une seule victoire à son actif, quatre nuls et cinq défaites. Il est 17e au classement et relégable. Il va recevoir le FC Gaillard, un autre promu, qui gagne peu mais ne s’est incliné que deux fois.

Malgré plusieurs occasions de son attaquant Julien Potier (2e, 20e et 46e), le Paris FC ne parvient pas à débloquer la situation. À la 71e minute, on croit qu’il a enfin trouvé la faille lorsque le capitaine Vincent Bordot tire un coup franc à 30m, face au gardien de Gaillard. Le ballon rebondit sur la barre. Ce n’est que partie remise. Le Paris FC ne lâche pas. À la 76e, Mustapha Lablack tire un corner. Le défenseur Najib Oulmoudène, monté aux avant-postes pour l’occasion, dévie de la tête, la balle parvient à Bouna Diawara qui, de l’intérieur du pied gauche, bat le gardien savoyard. Paris FC 1 – FC Gaillard 0. Dopé par cette ouverture du score, les joueurs de Philippe Lemaître accentuent leur pression. Il reste 7 minutes à jouer. Jean-Renaud Nemouthé se présente seul devant le gardien visiteur, il le dribble puis lobe le défenseur venu suppléer la sortie de son gardien hors de sa surface. Paris FC 2 – FC Gaillard 0. Le tableau d’affichage de Déjérine n’évoluera pas et le Paris FC remporte son 2e succès en championnat. Il quitte la zone de relégation et se donne un peu d’air. Il devra encore batailler une bonne partie de la saison pour assurer son maintien.

Le Paris FC terminera 12e du groupe B de CFA et le FC Gaillard sera 14e. Il deviendra le Football Croix de Savoie 74, puis l’Olympique Croix de Savoie 74 en 2007 et, enfin, en 2009, Evian-Thonon-Gaillard FC.

Fiche Technique

Paris FC 2 – 2 FC Gaillard
Arbitre : M. Duvoid – Spectateurs : 250
Buts : Bouna Diawara (76e), « J-R » Nemouthé (83e)
Compo du Paris FC : F.Amzal – E.Lacomat, M.Karamoko (puis L.Mary, 84e), N.Oulmoudène, Y.Thomas – J-R Nemouthé, X.Benicchou (puis P.Miguel 70e), V.Bordot , M.Lablack – W.Boussam (puis B.Diawara, 67e), J.Potier. Entraîneur : Philippe Lemaître.
Compo du FC Gaillard : Coffy – Jean, Adam, Calleja (puis Dupraz, 77e), Piffre – Zanella, Andrieux, Sergi, Lucca – Bouchon, Gomes. Entraîneur : Pascal Dupraz.

Rédacteur Philippe Descottes

[PFC Story] : Paris FC – Stade Lavallois

[PFC Story] : Paris FC – Stade Lavallois

Vendredi 31 juillet, pour la 1ère journée de Ligue 2, le Paris FC reçoit le Stade Lavallois au stade Charléy. Il y a 37 ans, les deux clubs se rencontraient en D1 (L1) au Parc des Princes. Coup d’œil dans le rétro sur ce match de championnat…

Le Paris FC a retrouvé la D1 (L1) à l’issue d’une saison et de barrages mémorables. Nouveau promu, il connaît des difficultés. Après 6 journées de championnat, il occupe la 17e place à égalité de points avec le PSG, mais avec une différence de buts nettement défavorable (-9). Après avoir remporté sa première victoire de la saison contre l’OM, battu 2 buts à 1, il a ramené un point de son « déplacement » au … Parc des Princes (2-2). Ce 22 août 1978, il accueille le Stade Lavallois, un autre mal classé (19e). Compte tenu de la perméabilité de la défense et des problèmes d’efficacité offensive, l’entraîneur Robert Vicot a essayé différentes solutions. Ainsi, la « nouvelle » recrue, Georges Eo, qui a déjà porté les couleurs du Paris FC de 1972 à 1974, a quitté son poste habituel de milieu de terrain pour évoluer libéro ou en attaque. Depuis quelques matchs, il porte un n°4 qui le désigne comme couvreur. La formule connaît une certaine réussite et Robert Vicot la reconduit contre Laval.

Tout va pour le mieux pour le Paris FC en début de partie. Bernard Lech ouvre la marque dès la 26ème minute sur pénalty après une faute d’Arribart sur Jean-François Beltramini. Quelques minutes plus tard, Georges Eo est sur le point d’inscrire le 2e but. Il se présente seul devant Jacky Rose, mais, le gardien lavallois plonge audacieusement et efficacement dans les pieds de l’ancien nantais. Il sauve son but.

De son côté, Laval est loin d’être ridicule et le trio du milieu (Cougé-Kéruzoré-Delamontagne) rivalise avec celui du club Parisien (Huck-Lech-Smerecki). À la mi-temps, le Paris FC mène 1 à 0.

À la reprise, les joueurs de Michel Le Millinaire sont nettement plus entreprenants. À la 47e minute de jeu, l’ailier gauche Pierre Lechantre tire un coup franc face au but. Le ballon, dévié par le mur, surprend l’infortuné Michel Bensoussan qui ne peut rien faire. Paris FC 1 – Stade Lavallois 1.

À la 65e, Pierre Lechantre, encore lui, reprend au deuxième poteau un centre de son coéquipier Bourrebou, il inscrit son 2e but et donne l’avantage aux visiteurs. Paris FC 1 – Stade Lavallois 2.

Le Paris FC n’est pas abattu, mais ses réactions sont maladroites. Pourtant, on croit quand même à l’égalisation sur un centre-tir de Bernard Vendrely, un ex-Canari. Le gardien est battu, mais la balle percute le poteau sans rentrer dans le but. Nous sommes dans le temps additionnel. Jean-François Beltramini, qui a porté le maillot tango de Laval, reprend à la 91e un ballon à bout portant et bat Jacky Rose, permettant au Paris FC d’égaliser et de prendre le point du match nul. Ouf !

Le Paris FC quittera la D1 à l’issue de la saison, après deux matchs de barrages et une séance de tirs aux buts cauchemardesques contre Lens. Quant à « Pierrot » Lechantre, il terminera sa carrière de joueur au Paris FC avant d’en devenir l’entraîneur quelques années plus tard et de la faire remonter en D3 (National).

22 août 1978, Parc des Princes
Paris FC 2 – 2 Stade Lavallois

Buteurs : Paris FC : Bernad Lech (26e sp), Jean-François Beltramini (90e+1) – Stade Lavallois : Pierre Lechantre (47e et 65e)

Arbitre : M. Vigliani
Spectateurs : 7 000
Avertissement : Yves Mariot (Paris FC)

Paris FC : M.Bensoussan – J.-C. Thouvenel, L. Laachi, G.Eo, J-J Amorfini – J.-N. Huck, B.Lech, F. Smerecki (puis B.Caron, 46e) – N.Zlataric, J-F Beltramini, Y. Mariot (puis B. Vendrely, 54e). Entraîneur : R. Vicot.

S. Lavallois : J.Rose – Leroy, B.Perais, J-L Arribart, H.Gauthier – R.Keruzoré, M.Cougé, P.Delamontagne (puis A. Di Caro, 74e), – A.Bourrebou (puis S.Camara, 78e), C.Cote, P.Lechantre. Entraîneur : M. Le Millinaire.

Rédacteur : Philippe Descottes.

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